Un bruit de ronflement, les parois du conduit de fumée brûlantes, une odeur un peu acide et caractéristique se dégage. Des flammes ou des étincelles s’échappent alors du conduit à l’extérieur avec une grosse fumée ocre. Pas de doute… c’est bien le feu de cheminée. Il est donc important de comprendre l’origine de ce phénomène afin de mieux l’appréhender.

C’est quoi un feu de cheminée, appelé aussi feu de conduit ?

C’est un feu qui se déclare dans le conduit et non dans le foyer. Ce sont les résidus d’une mauvaise combustion qui se sont accumulés sur les parois du conduit de fumées, appelé le bistre qui vont générer ce feu. Ce bistre va se comporter comme un carburant et alimenter une combustion dans le conduit.

Quelques conseils préventifs afin d’éviter un départ de feu :

Effectuer le ramonage du conduit de son installation :

Pour rappel, le ramonage est une obligation. Il doit être fait une fois par an pour les poêles et chaudières à gaz. Et deux fois par an pour les chaudières fonctionnant au fioul, au bois et aux granulés. Le ramonage doit être fait par un ramoneur professionnel. Cette opération consiste à nettoyer le conduit afin d’enlever les résidus de combustion, ce qui va limiter le risque de départ d’incendie. Il peut dans certains cas s’avérer nécessaire de procéder à un débistrage du conduit. Le ramoneur professionnel saura vous conseiller sur la marche à suivre. En fin d’intervention, le ramoneur vous transmettra un certificat de ramonage.

Utiliser du bois sec :

Le taux d’humidité doit être égal ou inférieur à 20%. En effet, l’humidité à un impact sur la qualité de la combustion. Ce qui va encrasser le conduit et va contribuer à la formation du bistre.

Que faire en cas de départ de feu de conduit ?

Il faut couper l’oxygène. Pour ce faire, fermez le tirage du foyer, du poêle, de la trappe du foyer ouvert ou de la clef de tirage. Selon les appareils qui en sont équipés.

Composer le numéro 18 ou le 112 pour demander les sapeurs-pompiers.

Après l’extinction d’un feu de conduit :

Les pompiers devront donc vous informer que le foyer ne doit pas être rallumé. Un ramoneur devra effectuer un diagnostic complet afin de savoir si le conduit est encore utilisable.

 

La Centrale des Ramoneurs propose le débistrage de vos conduits.

Face au succès de Ma Prime Rénov, lancée en janvier 2020, le gouvernement a décidé d’accorder 2 milliards d’euros supplémentaires. Ainsi, Ma Prime Rénov devient la principale aide à la rénovation énergétique et remplace le CITE. Par conséquent, tous les travaux engagés dès le mois d’octobre 2020, sont éligibles à cette nouvelle prime.

À qui s’adresse cette nouvelle prime ?

Jusqu’à présent, Ma Prime Rénov était destinée aux propriétaires occupants aux revenus modestes. Dorénavant, cette prime devient accessible à l’ensemble des propriétaires et copropriétaires. Quels que soient leurs revenus, qu’ils occupent leur logement ou qu’ils le mettent en location.

De ce fait, l’ensemble des devis signés après le 1er octobre sont éligibles à cette nouvelle version de Ma Prime Rénov. Les ménages peuvent désormais commencer les travaux. Ils pourront déposer un dossier de demande d’aide à partir du 1er janvier 2021. Mais attention, il est important de vérifier l’éligibilité des travaux prévus au préalable. Il est d’ores et déjà possible de faire une simulation sur le site faire.gouv.fr

Tous les propriétaires bailleurs peuvent aussi bénéficier de Ma Prime Rénov, tous comme les propriétaires occupants. Par ailleurs, un propriétaire peut aider jusqu’à trois logements mis en location. L’ensemble des devis signés après le 1er octobre sont éligibles. Cependant, les dossiers doivent être déposés à partir du 1er juillet 2021.

Les copropriétaires peuvent également bénéficier de cette prime. Pour y prétendre, les copropriétés doivent réaliser des travaux aboutissant à un gain énergétique de 35%. Elles doivent également être composées au minimum de 75% de résidences principales. Les travaux peuvent débuter dès maintenant. Néanmoins, les dossiers doivent être déposés à partir du 1er janvier 2021.

Comment cette prime est-elle calculée ?

Cette aide est calculée en fonction des revenus des ménages et des gains écologiques des travaux.

Le calcul se base sur trois critères : le fait de résider en Île-de-France ou non, le nombre de personne dans le foyer et le revenu fiscal de référence. Suite aux résultats, une couleur vous sera attribuée (bleu, jaune, violet ou rose) et vous permettra de connaître le montant qui vous sera accordé.

Pour connaître le montant des aides auxquelles vous pouvez prétendre, vous pouvez faire une simulation en ligne qui est disponible sur le site faire.gouv.fr

Tableaux plafonds de ressources

Afin de faciliter le financement, Ma Prime Rénov est versée en une fois dès la fin des travaux. Par ailleurs, une avance des frais peut être accordée afin de simplifier le règlement. Il est également possible de désigner un mandataire pour alléger les démarches.

Vous pouvez dès à présent faire une demande en ligne via le site www.maprimerenov.gouv.fr

Quels travaux peuvent être financés ?

Cette prime permet de financer les travaux de chauffage, isolation, ventilation, mais aussi les audits énergétiques.

Pour pouvoir prétendre à cette aide financière, les travaux doivent être réalisés par une entreprise labellisée RGE (Reconnue Garante de l’Environnement).

Par ailleurs, Ma Prime Rénov propose un bonus pour les travaux permettant de sortir les logements classés énergie G ou F. Pour profiter de ce bonus, un audit doit être réalisé avant de commencer les travaux.

Un bonus BBC (Bâtiment Basse Consommation) est prévu pour les travaux qui atteignent l’étiquette énergie A ou B. Concernant les rénovations ambitieuses, une bonification des Certificats d’économies d’énergie sera allouée.

De plus, il existe une offre Habiter Mieux Sérénité de l’Anah à destination des ménages modestes. Cette offre propose un accompagnent complet qui s’inscrit dans une démarche de rénovation globale.

Une partie de l’accompagnement peut être financé dans le cadre du forfait AMO (Assistance à Maîtrise d’Ouvrage). Un financement de 150€ sera proposé à partir du 1er janvier 2021. Pour pouvoir en bénéficier, cet accompagnement doit être réalisé par une entreprise différente de celle qui réalise les travaux.

Est-il possible de cumuler cette prime ?

Cette aide financière peut être cumulée avec les aides versées au titre des Certificats d’économies d’énergie (CEE), les aides des collectivités locales et celles d’Action Logement. D’ailleurs, ces travaux bénéficient de la TVA à 5,5%.

 

Source : ecologie.gouv.fr

Si vous utilisez une cheminée, il est obligatoire de l’entretenir et de la faire ramoner régulièrement afin de limiter les risques d’incendie et d’intoxication. A qui incombe le ramonage ? Quand et selon quelle fréquence votre cheminée doit-elle être ramonée? En cas de manquement, êtes-vous assuré ? Le point sur l’entretien de votre cheminée.

FAIRE RAMONER SA CHEMINÉE : UNE OBLIGATION LÉGALE

C’est le règlement sanitaire départemental de la commune où vous résidez (consultable en mairie ou à la préfecture) qui précise vos obligations, généralement 2 ramonages par an, dont un lors de la période de chauffe. Le ramonage mécanique de votre cheminée, qui permet d’éliminer les dépôts accumulés sur les parois intérieures et de faciliter l’évacuation de la fumée, doit être effectué par un professionnel.

Pour éviter toute mauvaise surprise, faites appel à un professionnel certifié par l’Organisme professionnel de qualification et de classification du bâtiment (OPQCB).

A l’issue du ramonage de votre cheminée, vous recevez un certificat que vous devrez présenter à votre assurance en cas de sinistre. Le tarif d’un ramonage de cheminée varie en moyenne entre 40 et 80 €, selon la nature de l’intervention et votre région d’habitation.

QUI EST SOUMIS À L’OBLIGATION DE RAMONAGE ?

L’obligation de ramonage s’applique au propriétaire du logement dans lequel se situe la cheminée. S’il loue son bien immobilier, le propriétaire doit ainsi s’assurer du bon état des conduits lors de chaque changement de locataire.

En revanche, les frais de ramonage sont à la charge de l’utilisateur de la cheminée : en cas de location, le ramonage est donc inclus dans les charges locatives.

Si vous omettez de vous soumettre à l’obligation de ramonage, vous vous exposez à une contravention (amende de 3e classe) et à des sanctions aggravées si le défaut de ramonage entraîne un incendie grave.

Vous risquez enfin de ne pas être couvert par votre assurance en cas de sinistre.
Pour garder l’esprit serein, souscrivez une assurance habitation adaptée à vos besoins.

Source : Generali France

Prenez RDV en ligne pour faire ramoner votre cheminée.

Certaines sociétés ayant pour activité l’entretien de chaudières définissent le ramonage comme une prestation obligatoire consistant à nettoyer la paroi intérieure du conduit de fumée sur toute la longueur pour éliminer des suies et des dépôts. D’autres entreprises utilisent des termes similaires : « ramonage chaudière », « ramonage cheminée de la chaudière » ou « ramonage chaudière+cheminée ».

Ces sociétés ne sont pas forcément inscrites au répertoire des métiers pour exercer l’activité de ramonage. De plus, ces prestations ne sont pas systématiquement dispensées par des personnes justifiant de la qualification professionnelle de ramoneur[1].

Le ramonage consiste au brossage par action mécanique directe de la paroi intérieure du conduit pour éliminer les suies afin d’assurer la vacuité du conduit sur tout son parcours.

Outre le nettoyage des conduits de fumée, le ramoneur accomplit diverses prestations :

  • il ramone et entretient les chaudières, les générateurs à air chaud et les poêles pour optimiser le fonctionnement et la sécurité de ces installations ;
  • il assure également un rôle de conseil et de prévention pour limiter les risques de feux de cheminée et d’intoxication au monoxyde de carbone[2].

Le ramonage étant un métier qui touche la sécurité des biens et des personnes, il est obligatoire de détenir une qualification professionnelle et un agrément pour exercer cette activité.

Rarement exercée de manière isolée, cette activité est fréquemment assurée par des chauffagistes, parfois dans le cadre de contrat d’entretien du matériel, mais également par des entreprises de vente de combustible (notamment lors de la livraison annuelle de fuel domestique), par des entreprises de couverture ou par des installateurs de cheminée. Des travailleurs itinérants interviennent également sur ce marché en prospectant les clients potentiels par voie de démarchage.

L’activité de ramonage est un secteur économique très hétérogène dans la mesure où elle peut être exercée à titre principal ou accessoire par des entreprises ou des artisans. Cette spécificité du secteur conduit à constater que certaines entités sont spécialisées dans l’activité de ramonage alors que certaines entreprises de taille plus importante proposent cette prestation à titre accessoire, s’occupant, à titre principal, notamment d’installation, d’entretien ou de réparation de chaudières.

Les professionnels doivent disposer des qualifications professionnelles[3] pour exercer l’activité de ramoneur.

L’activité de ramonage entre dans le champ d’application de la loi du 5 juillet 1996 (article 16). Ainsi, « quels que soient le statut juridique et les caractéristiques de l’entreprise, ne peut être exercée que par une personne qualifiée professionnellement ou sous le contrôle effectif et permanent de celle-ci l’activité de ramonage ».

La qualification professionnelle[4] est reconnue aux personnes :

  • titulaires d’un certificat d’aptitude professionnelle (CAP), d’un brevet d’étude professionnelle (BEP) ou d’un diplôme ou d’un titre de niveau égal (titre V)[5] ou supérieur ;
  • ayant une expérience professionnelle de trois ans dans le métier, hors apprentissage.

L’arrêté du 6 février 2008 portant enregistrement au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) prévoit deux types de certifications de ramoneur-fumiste :

  • un titre de ramoneur-fumiste, délivré par le Centre d’études et de formation pour le génie climatique et l’équipement technique du bâtiment (COSTIC), qui sanctionne trois semaines de formation. Ce titre, enregistré au niveau V, permet à son titulaire de justifier de la qualification requise pour l’activité de ramonage ;
  • un certificat de qualification professionnelle (CQP) de ramoneur fumiste, enregistré sans indication de niveau, qui ne permet pas de justifier de la qualification professionnelle requise pour superviser l’activité d’une entreprise spécialisée dans le ramonage car la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996 et le décret n° 98-246 du 2 avril 1998 prévoient que seuls les diplômes ou titres d’un « niveau égal ou supérieur » à celui du CAP (diplôme de niveau V) peuvent être pris en compte.

Deux organismes certificateurs préparent au métier de ramoneur :

  • le Centre d’études et de formation pour le génie climatique et l’équipement technique du bâtiment (COSTIC) qui délivre un titre de Ramoneur Fumiste ;
  • l’Assemblée permanente des chambres des métiers (APCM) qui remet un Certificat technique des métiers de ramoneur (CTM).

Ce sont deux titres nationaux homologués au niveau V et inscrits dans le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

Pour obtenir une inscription à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, les professionnels doivent désormais attester sur l’honneur qu’ils disposent d’un titre de niveau V ou d’une équivalence (sans remettre effectivement la copie du titre puisque dans ce cas ils reçoivent de suite la qualité d’artisan) puis, six ans après leur inscription avec déclaration sur l’honneur, ils reçoivent le titre d’artisan.

Sous réserve de l’appréciation des tribunaux, les professionnels réalisant des prestations liées au ramonage, à titre principal ou accessoire, doivent respecter les dispositions relatives à la qualification professionnelle exigée pour les activités d’entretien et de réparation des bâtiments, prévues par les dispositions de la loi n°96-603 du 5 juillet 1996 relative au développement et à la promotion du commerce et de l’artisanat en matière de qualification professionnelle et du décret d’application n° 98-246 du 2 avril 1998 susvisé.

En effet, cette réglementation réserve l’exercice de certaines activités à des personnes qualifiées ou travaillant sous le contrôle d’une personne qualifiée. Son décret d’application précise également le niveau de diplôme et la durée d’expérience professionnelle nécessaire pour justifier de cette qualification professionnelle.


[1] Loi n° 96-603 du 5 juillet 1996 relative au développement et à la promotion du commerce et de l’artisanat.

[2] Monoxyde de carbone : gaz toxique pour l’homme résultant d’une combustion capable d’entraîner des intoxications mortelles. Ce gaz est indolore et ne se voit pas mais il envahit tout l’espace disponible. Les signes d’intoxication sont les suivants : maux de tête, vomissements et perte de connaissance.

[3] Dispositions prévues à l’article 16 de la loi du 5 juillet 1996 et le décret n° 2010-249 du 11 mars 2010 modifiant le décret n° 98-246 du 2 avril 1998 relatif à la qualification artisanale et au répertoire des métiers.

[4] Article 1er du décret n° 2010-249 du 11 mars 2010 modifiant le décret n° 98-246 du 2 avril 1998 relatif à la qualification artisanale et au registre des métiers.

[5] Titre de niveau V : certificat d’aptitude professionnelle (CAP) ou d’un brevet d’études professionnelles (BEP) ou d’un diplôme ou d’un titre de niveau égal ou supérieur homologué ou enregistré lors de sa délivrance au répertoire national des certifications professionnelles institué par l’article L. 335-6 du code de l’éducation et délivré pour l’exercice du métier de ramoneur.

Source : DGCCRF

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Le ramonage de vos conduits de fumée est obligatoire et doit avoir lieu au moins une fois par an.

Votre contrat d’assurance multirisques habitation vous couvre-t-il en cas d’incendie dû à un feu de cheminée ? Le ramonage des cheminées est-il obligatoire ? Quelles sont les obligations du propriétaire, du locataire ou du syndic en cas d’utilisation d’une cheminée ?…  Quelques informations utiles pour profiter sereinement de sa cheminée pendant les périodes de grands froids.

À découvrir sur le site de la Fédération Française des Sociétés d’Assurance.

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