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Nous sommes au coeur de la saison de chauffe et vos appareils sont souvent beaucoup sollicités pendant cette période. Il n’est donc pas sans rappeler que votre conduit de fumée doit être au top pour assurer une utilisation la plus saine et efficace possible ! Mais qu’en est-il du ramonage et a quelle fréquence devons-nous faire appel à un professionnel ? On vous dit tout dans cet article.

 

Législation relative au ramonage

« Les conduits de fumée intérieurs ou extérieurs, fixes ou amovibles, utilisés pour l’évacuation des gaz de la combustion doivent être maintenus constamment en bon état d’entretien et de fonctionnement et ramonés périodiquement en vue d’assurer le bon fonctionnement des appareils et d’éviter les risques d’incendie et d’émanation de gaz nocifs dans l’immeuble, ainsi que le rejet des particules dans l’atmosphère extérieure. »

Votre sécurité ainsi que celle de vos proches est en jeu, mais il ne s’agit pas seulement de se protéger personnellement : vous devez également être aux normes aux yeux de la loi.

En effet, ce ramonage est obligatoire et peut être réclamé :

  • par votre municipalité,
  • par votre compagnie d’assurance.

 

Ramonage annuel ou bisannuel ?

« Il est enjoint aux propriétaires et aux locataires des locaux d’habitation et professionnels de faire ramoner deux fois par an dont une fois au moins pendant la période d’utilisation. Seuls les conduits sociaux, les conduits tubés et les conduits n’ayant jamais servi à l’évacuation des produits de la combustion d’autres combustibles desservant des appareils alimentés par des combustibles gazeux pourront n’être ramonés qu’une seule fois par an. » Art 37 et 40 de l’Ordonnance de Police du 5 mai 1974.

Le nombre de ramonages annuel est parfois réglementé par votre municipalité ou par votre assureur :

  • 1 ramonage annuel pour une consommation < à 5 cordes de bois.
  • 2 ramonages annuels pour une consommation > à 5 cordes de bois.

Ce règlement varie selon les départements : consultez le site de votre préfecture pour plus d’informations.

Tout occupant d’un logement, qu’il s’agisse du locataire ou du propriétaire doit obligatoirement faire ramoner le conduit de sa cheminée ou de son poêle à bois au moins une fois par an. Certains règlements sanitaires départementaux ou communaux prévoit une sanction pour défaut de ramonage consistant en une amende pouvant aller jusqu’à 450 euros.

Rappelons que le ramonage comporte de nombreux avantages qui adoucissent cette réglementation parfois stricte :

  • Économie d’énergie : 1 mm de suie = 10 % de perte d’énergie.
  • Réduction des risques d’intoxication.
  • Réduction des risques de feux de cheminée.

Réglementation ramonage vis-à-vis des chaudières

L’entretien annuel des chaudières de 4 à 400 kW est traité dans l’article 8 de la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments.

L’entretien annuel des chaudières est obligatoire depuis la publication du règlement sanitaire départemental type (RSDT) du 13 septembre 1978.

 

Qui prend en charge le ramonage ?

Propriétaire ou locataire ?

Le règlement est très clair sur ce point : c’est à l’occupant des lieux de prendre en charge le ramonage.

Ramonage dans un immeuble

Dans un immeuble, la responsabilité et le coût du ramonage du conduit collectif reviennent au syndic. Dans le cas d’appartements avec conduit de cheminée individuel, les habitants sont responsables de leur propre conduit.

 

Qui s’occupe du ramonage ?

Faire appel à un professionnel

Le ramonage doit obligatoirement être réalisé par un professionnel déclaré. Vérifiez si le professionnel que vous comptez appeler est bien inscrit au registre du commerce.

Seul un professionnel pourra vous délivrer le certificat de ramonage réclamé par les assurances en cas de sinistre.

Un décret du 02 avril 1996 impose à toutes personnes souhaitant exercer une activité de ramonage l’obtention d’un diplôme spécifique :

  • CAP, BEP.
  • Diplôme d’équivalence homologué de niveau égal ou supérieur délivré pour l’exercice du métier de ramoneur.
  • Une expérience professionnelle de plus de trois ans avant la date du décret équivaut au diplôme.

Utiliser une bûche de ramonage

La bûche de ramonage ou ramonage chimique n’est pas prise en compte aux yeux de la loi.

Tout comme le ramonage fait par vos soins, l’utilisation du ramonage chimique n’a pour but que d’améliorer les conditions de tirage, ou encore de renforcer l’action d’un ramonage mécanique.

 

Optimiser l’utilisation de son appareil

Le ramonage est indispensable mais il existe aussi de bonnes pratiques lors de l’utilisation de votre poêle à bois ou granulés pour ne pas dégradé son état et optimiser le rendement.

Pour les poêles à bois

Si vous possédez un poêle à bois, certains bois de chauffage sont réputés meilleurs, car ils prennent rapidement, brûlent lentement et présentent un excellent pouvoir calorifique. Vous aurez le choix entre les bois de chauffage suivants :

  • les bois durs de catégorie 1 ont le pouvoir calorifique le plus élevé, comme le chêne, le charme, l’érable, l’orme, le frêne ou le hêtre ;
  • les bois de catégorie 2, tels le châtaignier, le merisier, le robinier ou les fruitiers, sont performants également ;
  • les bois de catégorie 3 se fendent difficilement et sont longs à sécher comme le bouleau, le peuplier et le platane.

Conseil de démarrage : les bois qui brûlent lentement ne sont pas idéaux pour amorcer un feu de cheminée ou de poêle à bois. Privilégiez du bois de bouleau beaucoup plus tendre au démarrage. Quand le feu semble avoir pris, continuez avec votre bois habituel. Avantage, le bouleau est plus abordable !

En plus d’être écologique, le bois est connu pour être le combustible le plus abordable du marché.

Le prix du bois est en hausse depuis quelques années. Il accuse une augmentation de 20% au cours de la dernière année. Néanmoins, il reste très rentable. Le prix du bois du chauffage varie selon l’essence, sa qualité et son taux d’humidité. Plus un bois a un fort pouvoir calorifique et un taux d’humidité adéquat, plus il est cher. Le prix d’un stère de bois de chauffage, soit un mètre cube, est compris entre 45 et 120€. De bonnes bûches de chauffage coûtent en général 100€/m3, soit environ 0,08€/kWh.

Ce prix est souvent annoncé hors livraison. Comptez 20% en plus si vous vous faites livrer les bûches aux bonnes dimensions pour votre appareil de chauffe.

Stockage = économie : Le bois demi-sec est meilleur marché, car il nécessite encore un temps de séchage avant de pouvoir brûler convenablement. Si vous avez l’espace de stockage adéquat disponible, achetez votre bois au printemps pour l’hiver suivant !

Pour les poêles à granulés

Si vous possédez cette fois un poêle à granulés, il est conçu pour produire et diffuser de la chaleur dans la pièce dans laquelle il se trouve. Mais un poêle à pellet est capable de chauffer toute une maison s’il s’agit d’un poêle canalisable. Le poêle canalisable est équipé d’un circuit de gaines, chargées d’acheminer la chaleur dans les différentes pièces du logement.

L’avantage, c’est que l’allumage d’un poêle à granulés se fait de manière automatique. Assurez-vous simplement qu’il est alimenté en pellets et appuyez sur le bouton.

Le prix d’un poêle à granulés peut osciller entre 2500 et 6000€. Comme de nombreux équipements de chauffage, la fourchette est large et le prix final dépend de plusieurs éléments. La puissance, la marque, les fonctionnalités et le design influent sur le prix du poêle à granulés et peuvent le faire passer du simple au double. Mais c’est sans compter sur les aides à la rénovation énergétique ! Une fois installé, vous devrez alimenter votre poêle avec des pellets. Le budget granulés de bois dépend de votre utilisation. En grande quantité en vrac, la tonne de granulés coûte entre 200 € et 360 €. Mais le plus pratique pour alimenter un poêle est de vous fournir en pellet dans le commerce. Vous trouverez les granulés en sacs de 15 kilos.

Le choix de la puissance est très important pour réaliser des économies et obtenir un bon confort thermique. Votre poêle ne doit pas être sous-dimensionné, ni sur-dimensionné. La bonne puissance dépend de la taille de votre logement et de la qualité de son isolation thermique.

Voici quelques exemples :

  • Pour une maison neuve : 6 kW
  • Pour une maison bien isolée : 8 kW
  • Pour une maison ancienne rénovée : 10 kW
  • Pour une maison ancienne non rénovée : Commencez d’abord par refaire l’isolation

Enfin, le poêle à granulés est considéré comme un équipement écologique pour plusieurs raisons :

  • Il utilise un combustible renouvelable : les pellets sont fabriqués à partir de déchets de bois issus des scieries.
  • Ses émissions nocives pour l’environnement sont moindres que celles du fioul, de l’électricité, du gaz et des bûches de bois.

 

Désormais vous savez l’essentiel, si votre ramonage n’a pas encore été fait n’oubliez pas de prendre rendez-vous pendant la saison de chauffe ! Vous pouvez passer par notre formulaire en toute autonomie juste ici : https://lcdr.gazoleen.com/rdv

Vous pouvez également nous téléphoner  au 09 83 56 89 86.

Plus de 3 millions de foyers français se chauffent au bois. Ces derniers n’étant pas épargnés par les hausses des prix de l’énergie, une nouvelle aide financière en faveur du pouvoir d’achat a été mise en place. Adopté par l’Assemblée nationale le 8 novembre 2022, l’amendement en faveur de la création de la prime chauffage au bois est finalement assez similaire à l’aide mise en place pour le chauffage au fioul.

Les modalités de versement de la prime chauffage au bois ont été précisées. Un guichet de demande sera ouvert à partir du 27 décembre. Découvrez dans cette partie les démarches à accomplir pour bénéficier de l’aide chauffage au bois.

 

Contexte

La crise énergétique pèse lourd sur le budget des Français. Nombre d’entre eux ayant décidé de s’orienter vers le chauffage au bois pour ne pas subir les hausses de prix du gaz ou de l’électricité, les ventes de granulés de bois ont explosé. Conséquence de cette forte demande : le bois est désormais lui aussi victime de l’inflation. En effet, son coût aurait augmenté de 30% en moyenne depuis un an.

Face à cette situation critique, l’État a décidé début novembre de mettre en place une aide financière exceptionnelle, avec une enveloppe dédiée de 230 millions d’euros.

Les modalités précises de l’aide chauffage au bois ont été communiquées le mercredi 14 décembre. C’est en effet la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher qui l’a dévoilé sur France Bleu. Les ménages éligibles pourront en faire la demande à partir du 27 décembre et jusqu’au 30 avril. C’est cinq jours plus tard que ce qui avait été annoncé dans un premier temps à la fin du mois de novembre. Pour faire la demande, il faut se rendre sur le site du ministère de l’Économie. À noter qu’il est cumulable avec le chèque énergie qui commence à être envoyé à douze millions de foyers.

Ce coup de pouce a été mis en place fin novembre après l’adoption au Parlement du budget rectifié pour 2022. Le ministère avait rappelé que toute une série de dispositifs est prévue cette année pour le chauffage afin d’aider les ménages face à la flambée des prix de l’énergie. Dont le chèque énergie exceptionnel, allant de 100 à 200 euros. Depuis novembre, les foyers se chauffant au fioul peuvent aussi bénéficier d’un chèque exceptionnel.

 

Infos clés pour le chèque chauffage au bois 

  • Montant : entre 50 et 200 euros. Pour les personnes qui se chauffent avec des pellets, le montant sera de 100€ ou 200€ selon les revenus du foyer. En ce qui concerne les personnes qui utilisent des bûches, le montant sera de 50€ ou 100€.
  • Date de versement : le guichet de demande sera ouvert à compter du 27 décembre sur https://chequeenergie.gouv.fr/ et jusqu’au 30 avril 2023.
  • Bénéficiaires : foyers ayant recours au chauffage au bois (bûches, stères, granulés ou pellets).
  • Plafonds de ressources : il s’adresse aux foyers ayant des revenus limités. Le gouvernement a précisé qu’il serait accordé aux personnes qui touchent jusqu’à 2.260 € pour une personne seule et jusqu’à 4.750 € pour un couple avec 2 enfants.
  • Durée de validité : 2 ans.
  • Comment l’utiliser : le Chèque chauffage au bois pourra servir à régler toutes vos factures énergétiques, et non pas seulement celles liées à l’achat de bois (électricité, gaz, etc).

Voici une petite infographie pour résumer tout ça.

Chèque énergie aide chauffage au bois

Comment demander le “Chèque bois” ?

Comme pour le Chèque fioul, les démarches pour percevoir la prime chauffage au bois dépendront certainement de la manière dont les bénéficiaires ont utilisé leur Chèque énergie.

1ère situation possible : vous avez bénéficié du Chèque énergie en 2022 et vous l’avez utilisé auprès d’un vendeur de bois pour chauffage (granulés ou autres). Vous n’avez alors aucune démarche à faire : le chèque chauffage au bois vous sera automatiquement envoyé.

2ème situation possible : vous avez un chauffage au bois, et soit vous n’avez pas utilisé le Chèque énergie pour cette dépense, soit vous n’avez jamais été bénéficiaire du Chèque énergie. Dans ce cas, vous devrez faire une demande de Chèque chauffage au bois à partir du 22 décembre sur la plateforme dédiée à cette adresse https://chequeenergie.gouv.fr/. Renseignez simplement votre numéro fiscal et votre facture.

Évidemment des justificatifs vous seront très certainement demandés pour prouver que vous disposez bien d’un chauffage au bois.

 

Dispositifs et cumuls possibles 

Comme précisé précédemment, le cumul du “Chèque bois” avec d’autres aides liées aux dépenses énergétiques est tout à fait possible. Il est donc intéressant que celui-ci puisse venir en supplément des dispositifs suivants :

  • Chèque énergie exceptionnel versé fin 2022.
  • Chèque énergie « classique » versé au printemps chaque année.

Enfin, sachez que d’autres aides financières peuvent vous permettre de faire face à la crise ou de réaliser des économies. Découvrez notamment :

  • La Prime Air Bois pour remplacer les appareils de chauffage au bois obsolètes (aide locale).
  • La prime exceptionnelle de rentrée.
  • L’aide à la réparation des appareils : à partir du 15 décembre 2022, le bonus réparation entre en vigueur. Il s’agit d’une aide financière visant à encourager les consommateurs à faire réparer leurs appareils électriques et électroniques et ainsi, prolonger leur durée de vie. Aujourd’hui, encore trop d’équipements en panne restent non réparés et remplacés à la va-vite par un appareil neuf. Au milieu de préoccupations écologiques toujours plus importantes, le bonus réparation s’inscrit dans la lignée de la loi anti gaspillage pour une économie circulaire (loi Agec) de 2020.

 

Vous savez désormais tout ce qu’il y a à savoir pour bénéficier des aides nécessaires et adaptées à votre situation. Dernière précision, ces chèques ne vous permettent pas de régler une intervention de ramonage ou d’entretien de votre poêle à bois ou granulés. Malgré tout, nos techniciens pourront faire le constat de votre installation pour détecter si des anomalies réduisent l’efficacité de votre appareil. Un bon entretien passe par le contrôle d’un expert et nous nous tenons à votre disposition tout l’hiver pour assurer le bon fonctionnement de votre poêle à bois / granulés ou cheminée / insert.

Prenez rendez-vous en toute autonomie : https://lcdr.gazoleen.com/rdv

Les poêles à bois et granulés modernes, avec leur impressionnant rendement énergétique, leur combustion propre et leurs systèmes de réduction d’encrassement de vitre, sont désormais bien loin des carcasses enfumées et inefficaces d’autrefois. Nous vous proposons un retour en arrière sur la progression du chauffage au bois depuis le feu ouvert au brûleur à bois élégant et de haute technologie.

 

L’origine du poêle à bois

Le premier poêle à bois a été breveté à Strasbourg au milieu du XVIe siècle, mais ce n’est que près de 200 ans plus tard qu’il a commencé à se répandre dans les foyers. En 1741, le père fondateur et inventeur américain a créé ce qui est devenu le poêle Franklin, essentiellement un foyer standard revêtu de fonte. Également connu sous le nom de « poêle à circulation » ou « cheminée de Pennsylvanie », il utilisait un déflecteur creux (un panneau métallique pour diriger le flux des fumées du feu) et un conduit de fumée, dont la combinaison était destinée à fournir plus de chaleur et moins de fumée qu’une cheminée traditionnelle.

Poêle à bois Franklin

Si le poêle Franklin ne s’est pas particulièrement bien vendu en raison de certains défauts de conception, un modèle ultérieur, révisé par David Rittenhouse pour résoudre ces problèmes, est devenu très populaire jusqu’à ce qu’il soit remplacé par le poêle supérieur Latrobe, ou « Baltimore Heater », breveté par John Hazelhurst Boneval Latrobe en 1846. Latrobe a décidé d’améliorer les poêles existants de style « Franklin » après une plainte de sa femme concernant l’espace qu’ils occupaient. Latrobe était en fait un avocat spécialisé dans les brevets, et il était réticent à s’attribuer le mérite de son invention, de crainte qu’il ne devienne plus célèbre en tant qu’inventeur, au détriment de sa réputation juridique ! Grâce à des améliorations progressives de la conception et à des innovations telles que les flux d’air contrôlés et la construction étanche, à la fin du XIXe siècle, les poêles à bois offraient un rendement énergétique d’environ 30 %. Bien qu’ils soient loin des 80 % et plus d’efficacité dont nous jouissons aujourd’hui, cela représentait tout de même une grande amélioration par rapport à un foyer ouvert et, bien que les émissions de particules rendraient ces poêles illégaux selon les normes actuelles, ils permettaient aux propriétaires de profiter du confort d’un feu chaud avec beaucoup moins de fumée à l’intérieur de la maison. C’est à cette époque que trois méthodes principales de chauffage central ont été développées, utilisant l’air chaud, la vapeur ou l’eau chaude. Le succès de ces systèmes, combiné à la fourniture de gaz et d’électricité domestiques, a entraîné une chute rapide de la popularité du poêle à bois jusqu’à la crise énergétique mondiale des années 1970. Face aux pénuries de combustible et aux pannes d’électricité généralisées, les gens ont commencé à revenir au fidèle poêle à bois comme moyen de chauffage hors réseau.

Depuis les années 70, une législation a été introduite pour limiter les émissions de particules, ce qui a conduit à une série d’améliorations de la conception, notamment la combustion à flux d’air contrôlé, les systèmes de deuxième combustion et les brûleurs catalytiques. Le résultat est que le poêle à bois d’aujourd’hui n’est pas seulement une belle pièce maîtresse, mais aussi une merveille d’innovation technologique et un moyen vraiment propre et efficace de chauffer votre maison.

 

L’origine des granulés de bois

C’est en réponse à la première crise pétrolière, dans les années 1970, que les granulés de bois ont vu le jour. Ils ont en effet été conçus à cette époque, aux Etats-Unis, pour se substituer au pétrole dans différents secteurs industriels. Pour que l’usage des granulés de bois s’étende aux particuliers, il a toutefois fallu attendre l’invention, en 1983, du premier poêle à pellets. Celui-ci est l’œuvre d’un ingénieur actif chez Boeing, Jerry Whitfield. Son invention a rapidement été imitée partout dans le monde. En Europe, ce sont les Italiens et les Scandinaves qui ont été les premiers à être massivement séduits par ce combustible. Ainsi, en Suède, on comptait déjà 350.000 poêles à pellets en usage dans le pays en 1994. Aujourd’hui, 60% des ménages suédois se chauffent aux granulés de bois grâce à différents équipements de chauffage. Les raisons du succès sont évidentes : outre son avantage économique indéniable pour les consommateurs, le granulé de bois promeut le développement d’une économie locale. Les petits granulés fabriqués à partir de sciure de bois ou de copeaux de bois sont hautement comprimés et ce qui est très intéressant c’est qu’ils sont fabriqués à partir de déchets de bois, ce qui en fait une source de combustible qui ne contribue pas à la déforestation. D’un point de vue environnemental, le granulé de bois est un combustible naturel d’origine renouvelable valorisant la biomasse issue de la production de bois. Le CO2 rejeté dans l’atmosphère après combustion est entièrement réabsorbé par les arbres pour leur croissance, il contribue donc à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et son bilan carbone est limité.

Pellets de bois

Quel avenir pour le pellet ?

En Europe, la filière du pellet poursuit sa croissance et séduit tous les jours de nouveaux consommateurs : que ce soit pour des motivations environnementales, économiques ou par confort pratique, nous sommes nombreux à poser une réflexion sur notre mode de consommation énergétique. Selon une étude récente, la demande européenne de pellets devrait être multipliée par 4 ou 6 au cours des prochaines années. En effet, le pellet représente une énergie naturelle renouvelable qui sera encore disponible pour les prochaines générations, contrairement au pétrole, au gaz ou à l’uranium. Une utilisation responsable des ressources et le renouvellement de celles-ci sur le long-terme constitue la garantie d’une source d’énergie fiable et écologique pour nos enfants. De plus, les nombreuses mesures prises dans le cadre d’accords climatiques visant à réduire notre empreinte carbone et à promouvoir les énergies renouvelables laissent présager un bel avenir pour la filière.

 

L’origine du poêle à granulés

Le poêle à granulés est considéré comme l’un des moyens les plus intelligents pour chauffer votre maison, en plus d’être économique, pratique et écologique. Ce poêle brûle des granulés de bois pour créer une source de chaleur pour les espaces résidentiels et parfois industriels. En alimentant régulièrement le combustible d’un conteneur de stockage dans une zone de brasier de combustion, ce chauffage produit une flamme constante qui ne nécessite que peu, voire aucun ajustement physique. C’est une crise économique qui a poussé à cette idée ingénieuse qui est le poêle à granulés, la pénurie de pétrole des années 1970 a forcé les Américains à rechercher des méthodes de chauffage plus économiques. Le poêle à granulés a été inventé dans les années 70 dans le but spécifique de produire un système de chauffage efficace utilisant des produits recyclés. Les poêles à granulés sont proposés dans une grande variété de conceptions, certains ressemblent en apparence à des cheminées préfabriquées. Ils existent également avec des portes en verre qui vous permettent de regarder les flammes à l’intérieur.

 

Un métier qui évolue

Si nos systèmes de chauffage ont bien évolué, il en est de même pour les professionnels qui s’occupent de leur entretien. Le nettoyage de cheminées est une occupation très ancienne, aussi ancienne que les cheminées elles-mêmes, ce n’est qu’aux environs du XVIIIe siècle que les cheminées sont devenues suffisamment grandes pour qu’un homme puisse y passer, donnant naissance à l’image typique du ramoneur qui se développa lors de la révolution industrielle. Au XVe et XVIe siècles en Europe occidentale, la construction de pignons en escalier devint commune afin de permettre un accès aisé à la cheminée. Avec l’accroissement de la population urbaine, le nombre de maisons à cheminées augmenta et le métier de ramoneur devint plus respecté et recherché, bien qu’il soit parfois tourné en dérision par le théâtre et les poésies. À l’époque victorienne au Royaume-Uni, la profession était réputée pour l’emploi de jeunes garçons suffisamment minces pour se glisser à l’intérieur des cheminées afin de les nettoyer de l’intérieur. On les surnommait les climbing boys (« garçons grimpants »). Le travail était sale et risqué, et leurs employeurs avaient une réputation d’exploiteurs. Il en était de même en France, où, traditionnellement, les ramoneurs étaient le plus souvent des jeunes savoyards, partis en groupe de leur pays sous la conduite d’un aîné, pour travailler dans les grandes villes. L’opinion publique choquée de telles pratiques imposa la recherche de moyens de substitutions. On inventa donc des brosses à manche télescopique et d’autres outils qui permirent au ramoneur de ne plus avoir à entrer dans la cheminée. Vers le milieu du XXe siècle l’invention d’un aspirateur à suie qui pouvait être fixé au-dessus de la cheminée rendit ce processus plus propre qu’il ne l’avait jamais été.

Le ramoneur d’aujourd’hui est muni de masque FFP3 afin de ne plus inhaler de poussières nocives (suies et/ou bistre). L’activité, au cours du temps, s’est transformée car le ramonage concerne désormais aussi bien les conduits d’évacuation des gaz de combustion (gaz, bois, fioul …), les gaines grasses (extracteur), les VMC, les conduits de laveries, ou tout autre conduit d’évacuation. Quant au moyen de ramoner un conduit, il a aussi grandement gagné en efficacité avec le système rotatif. Bref, le métier se devait d’évoluer autant pour la sécurité des professionnels que pour l’image que renvoyer les anciennes pratiques. L’arrivée des poêles nouvelles générations a ajouté de nombreuses compétences au ramoneur moderne, que l’on peut renommer aujourd’hui technicien de maintenance. Les systèmes de chauffage sont plus complexes qu’une simple cheminée des années 20, ce qui rend le métier beaucoup plus riche et intéressant.

En résumé, presque tout s’est joué dans les années 70 pour les poêles à bois et granulés qui ont largement conquis le marché d’aujourd’hui. Bien que la technologie des poêles à bois et granulés soit récente, elle évolue constamment pour vous offrir des rendements plus intéressants. Cependant il ne faut jamais oublier que le bon entretien de l’appareil aura un rôle primordial pour le maintien de son efficacité. Veillez à ce que le ramonage de votre conduit soit effectué 2 fois par an, et prenez rendez-vous pour l’entretien annuel de votre poêle à granulés si ce n’est pas encore fait.

Le métier de ramoneur quant à lui, a su évoluer avec son temps et continu de se détacher des clichés affreux du début des années 1900, pour endosser un rôle important et cohérent avec les enjeux environnementaux actuels. Alors n’hésitez pas à contacter La Centrale des Ramoneurs pour rencontrer un de nos techniciens ramoneurs, et passer un hiver serein sous la chaleur d’un poêle en bonne santé !

 

Prenez rendez-vous en toute autonomie : https://lcdr.gazoleen.com/rdv

2 ramonages par an

En règle générale

La fréquence de ramonage obligatoire c’est 2 fois par an.

Pour les conduits de chauffage au bois, granulés, au fioul ou au charbon dont une fois pendant la période de chauffage et l’autre hors saison de chauffe.

La fréquence est annuelle pour les conduits de chauffage au gaz (voir aussi notre actu).

La loi est claire sur ce sujet :

Selon l’article 31-6 du Règlement Sanitaire Départemental Type (RSDT) : « Les conduits de fumée intérieurs ou extérieurs, fixes ou amovibles, utilisés pour l’évacuation des gaz de la combustion doivent être maintenus constamment en bon état d’entretien et de fonctionnement et ramonés périodiquement en vue d’assurer le bon fonctionnement des appareils et d’éviter les risques d’incendie et d’émanation de gaz nocifs dans l’habitation, ainsi que le rejet de particules dans l’atmosphère extérieure. »

Ça c’est noté, enregistré, validé: deux fois par an. Mais pourquoi ? On répond à cette question dans cet article.

Sécuriser votre logement

Vous avez fait l’excellent choix de vous chauffer au bois, en tout ou partie.

De toute évidence, se chauffer au bois, ça implique nécessairement du FEU,… Du feu au coeur de votre foyer (sans mauvais jeu de mot).

Or du feu au sein de votre logement, ça n’est pas neutre. Vous devez obligatoirement contrôler cette énergie ! Elle vous offre le confort à condition de la maitriser et d’en surveiller les effets.

Donc une attention double : les flammes et les fumées.

Selon Planetoscope et Verisure, nous comptons en France environ 263 000 incendies domestiques par an dont un tiers résulte d’un feu de cheminée ! … Ça ne vous parle pas plus que ça ? Cela représente 10 incendies par HEURE causés par un feu de cheminée.

Le monoxyde de carbone, c’est environ 1300 épisodes d’intoxications par an impliquant plus 3000 personnes ! (santepubliquefrance.fr)

Ce que nous appelons les “imbrulés”, ce sont les restes en dehors de la cendre après la combustion de vos buches ou pellets : les suies et le bistre, ennemis naturels du ramoneur. Nous les chassons avant qu’un évènement imprévu tel qu’une température excessive ou l’obstruction d’une évacuation ne viennent enflammer ou dégrader ces résidus. Intervenir Avant ! Voilà la clé pour éviter les incendies ou les émanations de gaz toxiques.

Bref, le dépôt des carbones dans votre système est à surveiller afin que le chauffage de votre foyer soit sain et sécurisé.

Eviter les pannes de matériel

Les systèmes de chauffage biomasse sont issus d’une ingénierie complexe et d’une science qui a beaucoup évolué depuis Prométhée.

L’informatique, la thermodynamique sont venues régler et optimiser le feu des cavernes.

Les matériaux, les ventilations, les conduits … Si votre installation a été pensée comme il se doit, elle gère de manière optimale ce pour quoi elle a été conçue.

Ces calculs, ces réglages sont issus d’une conception au sein d’un cadre idéal et statique. Seulement voilà : le temps n’aime pas la stabilité.

Votre mode d’utilisation, la qualité du combustible, la résistance des accessoires tels que joints ou raccords, l’encrassement inattendu ou les variations de climat peuvent accélérer l’usure de votre système.

Noircissement de la vitre d’un insert, flamme excessive, bruit suspect d’une ventilation… Grâce à une observation régulière et attentive, vous conserverez sereinement votre système de chauffage en bon état de fonctionnement sur une très longue période. Elle vous évitera certains dérèglements fatals à l’intégrité de votre matériel.

Le cardiologue de votre système ? Votre ramoneur / technicien de maintenance.

Expérimenté, en lien avec la base technique du concepteur de votre système, son examen saura déceler les petites corrections à opérer plutôt que de lourds travaux à financer. Donc, un entretien de votre appareil et deux ramonages de conduits, c’est la garantie d’un système de chauffage en pleine santé. en lire plus

Faire des économies d’argent à long terme

Vous avez choisi un chauffage à énergie renouvelable plutôt qu’à énergie fossile et c’est tout à votre honneur.

Selon l’ ADEME, il reste le plus économique. Évidemment, vous avez pu constater comme tout le monde la hausse du prix du gaz et de l’électricité (comparatif complet ici).

Comparatif du prix du kWh des énergies en 2022

Un entretien régulier de votre système de chauffage bois ou granulés permet d’optimiser ses performances : vous chauffez plus longtemps tout en économisant du combustible. Sachant que l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas, un réglage minutieux et la vérification de l’intégrité de votre système vous permettra de ne pas brûler vos ressources inutilement.

Préserver l’environnement

Si le choix d’un système de chauffage au bois ou à granulés s’avère judicieux sur bien des points, il en est un à regarder de plus près : l’émission de particules fines et de gaz toxiques.

ecologie.gouv.fr souligne la nécessité d’une politique de l’air sur certaines régions et dans tous les cas l’attention de chacun au quotidien. En Haute-Savoie, on a même stipulé l’interdiction d’utiliser le chauffage au bois lors d’un épisode vigilance rouge. (source France 3 Régions).

Aussi, pour éviter d’en arriver à ces extrémités, des gestes simples :

    1. Remplacez vos équipements de plus de 15 ans
    2. Pour un foyer ouvert ou un insert, allumez votre feu par le haut pour une combustion maximale des fumées (lien)
    3. Contrôlez deux fois par an votre système de chauffe et les conduits. Qui mieux que votre ramoneur ou technicien de maintenance des systèmes de chauffage bois/granulés saura déceler les défauts d’utilisation ou les anomalies de votre installation ?!

Ces petites attentions feront une grande différence aussi bien sur la qualité de l’air de votre intérieur que sur celle de votre commune.

Améliorer votre confort

Les routines ont la peau dure !

Quand l’hiver arrive, je m’aperçois que je n’ai pas fixé de RDV avec mon ramoneur. Un appel ou un coup d’oeil sur la réservation en ligne et … Bien sur, pas de place avant fin Décembre dans le meilleur des cas.

Je rallume mon poêle et bien sur, au moindre dis-fonctionnement, le dépannage va prendre beaucoup plus de temps. Les plannings surchargés des techniciens à cette époque ne laisse pas beaucoup de choix. (Sans même parler de l’allongement des délais d’approvisionnement en pièces détachées).

Donc, le bon réflexe : j’anticipe les deux RDV ! Le premier hors saison afin de remettre mon équipement en bon état de fonctionnement avant allumage. Le second pendant la période de chauffe pour assurer un rendement optimum.

Bien sur, c’est l’intensité de l’utilisation qui va déterminer la durée des interventions de mon technicien de maintenance.

On récapitule

  • 2 RDVs PAR AN ;
  • Protection de mon foyer et de ma famille ;
  • Limitation maximale des risques d’incendie et d’intoxication ;
  • Économies d’énergie ;
  • Prolongation de la durée de vie mon équipement ;
  • Optimisation des performances ;
  • Contribution à la qualité de l’air de ma commune ;

Pour aller plus loin :

https://www.ecologie.gouv.fr/qualite-lair-interieur

https://www.ecologie.gouv.fr/gouvernement-presente-plan-daction-developper-chauffage-au-bois-domestique-plus-performant-et

https://selectra.info/energie/guides/conso/energie-la-moins-chere#kwh

https://www.ademe.fr/expertises/energies-renouvelables-enr-production-reseaux-stockage/passer-a-laction/produire-chaleur/dossier/bois-biomasse/bois-energie-qualite-lair

Ramonage, entretien deux fois par an ! C’est la clé :) PRENEZ RDV https://lcdr.gazoleen.com/rdv